Ce qu’on peut analyser, et ce qu’on ne peut pas
La forme d’un cheval, sa distance de prédilection, le terrain, l’entraînement : tout cela s’analyse, et des gens le font sérieusement depuis des décennies. Ce qui ne s’analyse pas, c’est la répartition des mises des autres parieurs, et c’est pourtant elle qui fixe votre gain.
D’où une conséquence contre-intuitive : avoir raison sur le vainqueur ne suffit pas à gagner de l’argent sur la durée, si l’on a raison en même temps que tout le monde. Le pari mutuel récompense le désaccord avec la foule, pas la justesse en elle-même.
C’est aussi pourquoi nous ne publions pas de sélections. Un pronostic diffusé largement déplace les mises qu’il prétend anticiper, et se détruit lui-même à mesure qu’il est suivi.